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- Deux employés identifiés par la police
- Le National Forensic Service n’aurait jamais authentifié l’enregistrement audio
- Un mystérieux informateur aurait tenté de vendre différentes versions de l’histoire
- L’avocat de Kim Soo-hyun s’exprime après la diffusion du reportage
- Un message adressé aux internautes
- Une affaire loin d’être terminée
L’affaire qui oppose depuis plus d’un an l’acteur Kim Soo-hyun à la chaîne YouTube Garo Sero Institute a connu un nouveau développement ce 14 juin 2026.
Dans un reportage diffusé par MBC dans l’émission « Straight », plusieurs éléments présentés comme des preuves contre l’acteur ont été remis en question. Le programme affirme notamment que des captures de conversations KakaoTalk attribuées à Kim Soo-hyun auraient été modifiées afin de faire croire qu’il était l’interlocuteur de la défunte actrice Kim Sae-ron.
Bande-annonce du reportage diffusé par MBC ce 14 juin.
Deux employés identifiés par la police
Selon les informations révélées par MBC, les enquêteurs estiment que les conversations KakaoTalk diffusées par Garosero ont été manipulées.
La police aurait conclu que l’identité de l’interlocuteur figurant dans les échanges n’était pas clairement établie. Malgré cela, les captures auraient été modifiées afin de laisser penser qu’il s’agissait de conversations entre Kim Soo-hyun et Kim Sae-ron.
Le reportage affirme également que 2 employés de Garosero ont été identifiés comme ayant participé aux retouches réalisées sur ces images à l’aide de logiciels de traitement graphique.
Cette révélation constitue l’un des éléments les plus marquants du documentaire diffusé par MBC.

Le National Forensic Service n’aurait jamais authentifié l’enregistrement audio
Autre point soulevé par l’émission : le fameux enregistrement audio présenté comme une preuve importante dans l’affaire.
Kim Se-ui, fondateur de Garosero actuellement en détention, avait affirmé à plusieurs reprises que cet enregistrement avait été vérifié par le National Forensic Service coréen.
Or, selon MBC, l’organisme aurait conclu qu’il était impossible d’authentifier le fichier, celui-ci n’étant pas l’enregistrement original. Le reportage affirme ainsi que Kim Se-ui connaissait cette conclusion lorsqu’il continuait à présenter publiquement le document comme validé par les autorités compétentes.
Un mystérieux informateur aurait tenté de vendre différentes versions de l’histoire
Le reportage révèle également l’existence d’un informateur anonyme qui aurait contacté à la fois Garosero et l’agence de Kim Soo-hyun.
Selon MBC, cet individu aurait demandé de l’argent en échange d’enregistrements audio. Fait surprenant, il aurait proposé à Garosero une version soutenant les accusations contre l’acteur, tout en proposant à son agence des éléments allant dans le sens inverse.
Des échanges présentés dans l’émission montrent notamment des demandes financières et des propositions commerciales liées à la diffusion de ces contenus.
L’avocat de Kim Soo-hyun s’exprime après la diffusion du reportage
Peu avant la diffusion de l’émission, l’avocat de Kim Soo-hyun, Kho Sang Rok, a publié un long message expliquant pourquoi il avait accepté de participer au programme de MBC. Il indique avoir collaboré au reportage en fournissant certains documents dans la mesure qu’il jugeait nécessaire, estimant que les résultats de l’enquête permettaient désormais à la vérité d’émerger.
Selon lui, l’arrestation de Kim Se-ui marque un tournant dans l’affaire, qui est désormais entre les mains du parquet et de la justice. L’avocat estime également que ce dossier dépasse largement le cadre d’un simple scandale impliquant des célébrités :
« Cette affaire n’est pas simplement une affaire de divertissement. C’est une occasion importante pour notre société de regarder en face les problèmes liés aux fausses informations, aux manipulations et au phénomène des cyber-reckas », a-t-il déclaré.
Le terme « cyber-recka » est utilisé en Corée du Sud pour désigner certains créateurs de contenus qui tirent profit de polémiques, de rumeurs ou de révélations sensationnalistes publiées sur internet.
Un message adressé aux internautes
Dans son message, l’avocat a également évoqué les attaques personnelles dont il affirme avoir été victime pendant cette affaire. Il explique avoir subi insultes, moqueries et campagnes de désinformation, tout en continuant à travailler sur le dossier malgré la pression médiatique.
Il a notamment appelé les internautes à respecter les conclusions de l’enquête et à éviter toute nouvelle vague de harcèlement : « Ne devenez pas comme ceux qui continuent à s’en prendre aux autres alors que les résultats de l’enquête ont été rendus publics », a-t-il écrit.
« Arme sociale… « L’entreprise d’exposition » de Gaseyeon » : découvrez le reportage en intégralité ci-dessous :
Une affaire loin d’être terminée
Avec la diffusion du reportage de MBC, l’attention se porte désormais davantage sur l’authenticité des éléments diffusés contre Kim Soo-hyun que sur les accusations initiales elles-mêmes.
Alors que plusieurs procédures judiciaires restent en cours, les révélations concernant les conversations KakaoTalk, l’enregistrement audio et le rôle de certains intermédiaires pourraient peser lourd dans la suite du dossier.
Pour les observateurs de l’industrie du divertissement coréen, ce reportage marque probablement l’un des tournants les plus importants de l’affaire depuis son éclatement.

