Table des matières Table des matières
- Kim Se-ui placé en détention : le tribunal valide le mandat d’arrêt
- Une journée sous haute tension devant le tribunal
- La police accuse Kim Se-ui d’avoir manipulé des preuves
- Les audios de Kim Sae-ron soupçonnés d’avoir été générés par IA
- Retour sur les événements des derniers jours
- Une affaire devenue un immense scandale médiatique en Corée
Nouveau tournant majeur dans l’affaire qui secoue l’industrie du divertissement sud-coréenne depuis plusieurs mois. Ce 26 mai 2026, la justice sud-coréenne a officiellement validé le mandat d’arrêt visant Kim Se-ui, le représentant de la chaîne YouTube Garosero Research Institute (GaroSero), accusé d’avoir diffusé de fausses informations concernant l’acteur Kim Soo-hyun et la défunte actrice Kim Sae-ron.

Kim Se-ui placé en détention : le tribunal valide le mandat d’arrêt
Le juge Boo Dong-sik, chargé des mandats au tribunal du district central de Séoul, a estimé qu’il existait un “risque de destruction de preuves et de fuite”, justifiant ainsi son placement en détention.
L’audience de validation du mandat d’arrêt avait débuté à 10h30 du matin et s’est déroulée pendant environ quatre heures, hors pauses, devant le tribunal central de Séoul.
À l’issue de cet interrogatoire préalable à la détention, le juge Boo Dong-sik a finalement validé le mandat vers 22h10, estimant qu’il existait un “risque de destruction de preuves et de fuite”.
Kim Se-ui est poursuivi pour diffamation via les réseaux d’information ainsi que pour violation de la loi sur les crimes sexuels après plusieurs mois de polémiques autour de l’acteur et de la défunte actrice Kim Sae-ron. L’annonce est tombée vers 23h15 (15 h 15 en France) en Corée du Sud, après une journée entière suivie en direct par les médias coréens.
Selon plusieurs médias coréens, le parquet aurait notamment insisté sur le fait que Kim Se-ui et son entourage avaient déjà manipulé des données dans le cadre de cette affaire, ce qui renforçait les craintes de destruction de preuves supplémentaires.
Une journée sous haute tension devant le tribunal
Depuis le matin du 26 mai, toute l’attention médiatique était tournée vers l’audience de Kim Se-ui devant la justice coréenne.
À son arrivée au tribunal, le YouTubeur a tenu une conférence de presse très offensive devant les journalistes, rejetant en bloc toutes les accusations portées contre lui. Il a notamment déclaré : “Le mandat d’arrêt est rempli de fausses informations évidentes.” Avant d’ajouter : “Je ne reconnais absolument aucune des accusations.”
Kim Se-ui a également attaqué directement les enquêteurs et le parquet, estimant que l’enquête était politiquement motivée.
Le représentant de Garo Sero Institute a aussi évoqué les accusations de manipulation audio par intelligence artificielle. Selon lui, le Service national de médecine légale sud-coréen n’aurait pas été capable d’affirmer avec certitude que les enregistrements diffusés avaient été générés par IA.
Il a déclaré : “L’institut national n’a pas conclu que les enregistrements étaient générés par intelligence artificielle, alors que l’entreprise privée engagée par Kim Soo-hyun affirme le contraire. Est-ce qu’ils remettent en cause les conclusions du service national ?”
Kim Se-ui a également annoncé vouloir porter plainte dès le 27 mai contre les policiers et procureurs impliqués dans l’affaire, les accusant d’avoir déformé la procédure judiciaire. 2 journalistes, celui de MBC et celle de SBS ont été virulents dans leurs questions et ont tenté de confronter Kim Se-ui, notamment concernant la vérification que l’audio était de l’IA, ce à quoi il a eu des difficultés à répondre.
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La police accuse Kim Se-ui d’avoir manipulé des preuves
Mais malgré sa défense publique, les conclusions de la police sud-coréenne semblent particulièrement lourdes.
Selon les enquêteurs, plusieurs éléments diffusés publiquement par Kim Se-ui auraient été volontairement manipulés afin d’accuser Kim Soo-hyun. L’un des points les plus graves concerne des captures d’écran KakaoTalk montrées publiquement ces derniers mois.
D’après la police, Kim Se-ui aurait reçu de la famille de Kim Sae-ron une capture d’écran datant de juin 2016 où le contact apparaissait initialement sous le nom “Unknown”. Les enquêteurs estiment ensuite que ce contact aurait été modifié pour faire apparaître le nom de Kim Soo-hyun, avec ajout d’une photo de profil de l’acteur afin de faire croire à une véritable conversation entre les deux célébrités.
La police affirme que 7 éléments différents de cette conversation auraient été modifiés.
Les audios de Kim Sae-ron soupçonnés d’avoir été générés par IA
Autre élément phare du dossier : les fameux fichiers audio attribués à Kim Sae-ron.
Dans ces enregistrements diffusés publiquement, une voix présentée comme celle de l’actrice affirmait notamment : “J’ai eu une relation avec Kim Soo-hyun depuis le collège.” Un autre passage évoquait même une première relation sexuelle pendant les vacances d’hiver de sa deuxième année de collège.
Mais selon la police sud-coréenne, ces enregistrements présentent aujourd’hui “de fortes suspicions de falsification ou de manipulation”. Les enquêteurs considèrent que Kim Se-ui aurait diffusé ces contenus au public sans procédure suffisante de vérification ou de recoupement malgré les nombreux doutes entourant leur authenticité.
Les autorités soupçonnent également l’utilisation d’intelligence artificielle pour modifier ou générer certains fichiers audio.
Selon la demande officielle de mandat d’arrêt transmise par le commissariat de Gangnam au parquet, Kim Se-ui aurait diffusé ces accusations “de manière intentionnelle alors qu’il connaissait parfaitement les faits”.
Le document précise notamment : “Le suspect savait pertinemment que Kim Soo-hyun n’avait pas entretenu de relation avec la défunte lorsqu’elle était mineure et que la cause de son décès n’était pas imputable à Kim Soo-hyun, mais il a néanmoins diffusé ces fausses informations dans le but de le diffamer.”
Cette formulation est particulièrement lourde, car elle signifie que les enquêteurs considèrent désormais que les accusations relayées publiquement n’étaient pas simplement erronées, mais volontairement mensongères.
Retour sur les événements des derniers jours
Ces révélations interviennent après plusieurs jours d’escalade judiciaire.
Le 24 mai, l’avocat de Kim Soo-hyun, Ko Sang-rock, avait publié un long communiqué affirmant que l’acteur était “uniquement une victime d’un crime”. L’équipe juridique de l’acteur expliquait alors ne plus vouloir répondre individuellement aux accusations relayées depuis des mois par Kim Se-ui.
Le lendemain, les avocats de Kim Soo-hyun avaient également rejeté les accusations de “persécution politique” avancées par le YouTubeur. Selon Kim Se-ui, la demande de mandat d’arrêt aurait été liée à ses récentes émissions politiques. Une version immédiatement rejetée par l’avocat de l’acteur, qui rappelait que la demande judiciaire datait du 14 mai, soit avant ces vidéos politiques.
Une affaire devenue un immense scandale médiatique en Corée
Depuis le début de l’année 2025, cette affaire est devenue l’un des plus gros scandales médiatiques touchant l’industrie du divertissement sud-coréenne.
Kim Se-ui et Garo Sero Institute accusaient Kim Soo-hyun d’avoir entretenu une relation avec Kim Sae-ron alors qu’elle était mineure entre 2015 et 2018. Le YouTubeur affirmait également que les pressions financières exercées par l’agence de l’acteur auraient contribué au décès de Kim Sae-ron en février 2025.
Kim Soo-hyun a toujours nié l’ensemble des accusations.
Après plusieurs mois d’enquête, la police sud-coréenne considère désormais que plusieurs éléments présentés publiquement contre l’acteur étaient faux, manipulés ou insuffisamment vérifiés. L’affaire entre désormais dans une nouvelle phase judiciaire majeure avec l’arrestation officielle de Kim Se-ui. Les affaires annexes, notamment les procès des marques envers Kim Soo-hyun, devraient également pouvoir être débloqués avec les résultats d’enquête de police.
L’arrestation de Kim Se-ui marque désormais un tournant majeur dans cette affaire ultra médiatisée en Corée du Sud. L’arrestation de M. Kim devrait permettre d’accélérer l’enquête. La décision du tribunal de délivrer un mandat d’arrêt est interprétée comme la preuve qu’il existe des indices suffisants justifiant les soupçons de crime.

